On peut dire une chose, ces grèves m'auront bien fatigué, comme beaucoup de franciliens.
Dans ces périodes de grognes généralisées, l'observation de mes contemporains est toujours une source de réconfort qui me permet d'affronter les moments les plus noirs des heures de pointe.
C'est fascinant de regarder et d'écouter les conversations des forçats du RER qui, entre deux trains qui n'arrivent pas, échangent des propos oscillant entre la philosophie et le café du
commerce.
Bien évidemment, ce sont surtout les porpos de café du commerce qui sont drôle surtout quand il est clair que la personne ne comprend pas trop ce qu'elle raconte.
Exemple
Nous sommes sur le quai de gare. Il fait nuit, il fait froid. Une troupe d'humains à moitié réveillé (et l'autre moitié en colère) s'agglutine sur le quai. Deux femmes conversent de tout et de
rien. Mon oreille est accrochée par une conversation sur la santé et l'indispensable équilibre alimentaire.
Il faut manger plus d'oméga 3, moins de triglycérides...
La santé, c'est important, il faut faire attention à son capital santé, l'entretenir...
Au bout de 2 minutes de bonnes intentions égrainnées comme un chapelet, voici qu'une des femmes est prise d'une quinte de toux bien grasse caractéristique de ces rhumes qui finissent par se
compliquer.
La quinte passée, voilà que sa copine sort un paquet de cigarette et lui en propose une.
Le comble c'est qu'elle l'accepte... Alors l'entretien du capital santé... Je me marre
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